
Lors de sa venue en France les 14 et 15 mars dernier, Tôru Fujisawa a donné une conférence publique aux fans français qui s'étaient déplacés spécialement pour l'occasion.
Les questions posées ont été selectionné parmis toutes celles envoyées par les fans sur le site web de l'éditeur français Pika Edition.
La parole a ensuite été donnée au public assistant à la conférence.
Voici en exclusivité les propos qui ont été tenus.
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M.Fujisawa : Je n’avais jamais imaginé que GTO allait avoir autant de succès en France. Je suis très content de pouvoir rencontrer les lecteurs français.
M.Fujisawa : Depuis que je suis petit j’aime beaucoup les manga. Je lisais beaucoup de manga, surtout la série Ring Ni Kakero publiée dans le magazine Shonen Jump, ainsi que Aito Makoto publiée dans le Shonen Magazine.
M.Fujisawa : Quand j’étais enfant j’aimais beaucoup dessiner et au collège j’ai participé à la création de fanzines de manga. En commençant à les vendre j’ai eu envie de devenir mangaka.
M.Fujisawa : Etant donné qu’il y a beaucoup de jeunes qui veulent devenir mangaka, ce n’est pas un travail facile. Pour le devenir j’ai participé à un concours et c’est comme ça que j’ai gagné le grand prix de la revue Shonen Magazine. Ma première série n’a pas connu un grand succès et s’est malheureusement terminée au bout de 6 mois (Adesugata junjou boy).
M.Fujisawa : Justement Adesugata junjou boy qui a été publiée dans Shonen Magazine et qui j’imagine n’est pas sortie en France.
M.Fujisawa : Young GTO en japonais se nomme Shonan Junai Gumi et l’histoire se déroule dans un endroit nommé Shonan, connu comme une zone où tous les voyous et personnes connus comme hors la loi se réunissent. Je voulais écrire une histoire sur cet endroit, c’est pour cela que naturellement j’ai créé les personnages que l’on voit dans Young GTO.
M.Fujisawa : Si on parle du coté pervers oui. (rires)
M.Fujisawa : (rires) Le personnage d’Onizuka n’a pas été créé dès le début. La série (Young GTO) a duré 6 ans donc le personnage s’est construit petit à petit. En ce qui concerne la banane, je préfère laisser répondre mon éditeur de Shonen magazine. (Fujisawa passe sa main sur l’épaisse touche de cheveux gonflés de son éditeur)
M.Miura : Bonjour, je suis Miura de Shukan Shonen Magazine. La coupe que l’on appelle en français « banane » est au Japon un symbole typique des voyous d’autrefois. Aujourd’hui on en voit beaucoup moins et ils font ça très gentiment pour faire comprendre aux autres qu’ils sont voyous. Donc si vous ne voulez pas avoir d’ennuis avec eux leur coupe vous signale qu’ils sont voyous et vous évitez donc de les approcher.
M.Fujisawa : C’est extrêmement difficile de choisir le personnage que j’aime le plus entre Eikichi (Onizuka) et Ryuji. Mais c’est vrai que mon lien avec Eikichi date de très longtemps donc je m’attache beaucoup à lui.
M.Fujisawa : GTO signifie Great Teacher Onizuka et à l’époque j’avais aussi le projet de faire GTR : Great Teacher Ryuji. (rires) Mais en discutant avec mon éditeur il s’est trouvé qu’on a choisit la première solution.
M.Miura : J’espère vivement que Bad Company sera publié en France. La décision revient maintenant à l’éditeur français Pika.
M.Valls : Je vais donc vous annoncer une bonne nouvelle car oui Bad Company va être publié en France. (applaudissements)
M.Valls : GTO fait partie des manga les plus populaires en France. Au total il y a eu plus de 1,6 millions d’exemplaires vendus. Un très bon score pour la France, mais je sais que quand on en parle à nos amis japonais ils nous disent que c’est ce que eux vendaient par volume. (rires) Si on additionne les ventes de tous les manga de M.Fujisawa on doit arriver à environ 2 millions d’exemplaires vendus. C’est vraiment un très très bon chiffre pour l’édition française.
Ce qui est très surprenant aussi avec GTO c’est que c’est une série qui continu à se vendre dans le temps. On a terminé la série depuis maintenant plus de cinq ans et il y a toujours de nouveaux lecteurs qui la découvrent. On peut donc considérer GTO comme un classique du manga et de la bande dessinée.
M.Fujisawa : Je vais demander à mon éditeur de la revue Afternoon de répondre à la question.
M.Yoshida : Enchanté je m’appelle Yoshida, je suis éditeur dans la revue Afternoon, magazine où Tokkô a été prépublié. C’est une question difficile mais tout à l’heure M. Fujisawa vous a répondu que oui il ressemblait à Onizuka au niveau du coté pervers, et vous avez rit. Pour moi c’est ça la réponse, c’est-à-dire que où que ce soit les gens ressentent la même chose.
M.Orikawa : Enchanté, je m’appelle Orikawa et suis l’assistant de M. Fujisawa. Oui c’est vrai que c’est un personnage que j’aimerai bien devenir. Il serait très difficile d’être comme lui mais j’aimerais bien.
M.Fujisawa : Si le professeur Onizuka existait je pense que ce serait un professeur vraiment problématique et qu’il fâcherait beaucoup de monde. Ce serait un vrai problème.
M.Miura : Je suis quelqu’un de pacifiste. Si Onizuka existait vraiment, la paix risquerait de disparaître donc je préfère le voir uniquement dans les manga.
M.Yoshida : Je le verrait bien comme collègue de boisson. (rires)
M.Valls : Quant à moi je suis un grand fan de moto donc si Onizuka existait j’aimerai bien aller faire une balade avec lui.
M.Fujisawa : A travers GTO j’ai voulu soulever le problème le plus grave que l’on voit dans le monde de l’éducation au Japon. Cela ne veut donc pas dire que d’une manière générale toutes les écoles japonaises sont comme ça, mais c’est un moyen de montrer le problème le plus important.
M.Fujisawa : Le personnage d’Uchiyamada est vraiment quelqu’un de typique, un père de famille typique. C’est pour cela que je lui ai définit un âge à peu près moyen, un nombre de cheveux à peu près moyen (rires), l’appartement où il vit assez moyen. Tout est vraiment représentatif d’un père moyen. Je voulais montrer que ces gens là ont quand même un peu de plaisir dans leur vie et font beaucoup d’efforts.
M.Fujisawa : Cette question est assez récurrente à chaque fois que je fais des interviews. En fait c’est juste que j’aime beaucoup les filles intelligentes. (rires)
M.Fujisawa : Pour l’instant rien n’est concret mais avec M.Miura nous allons certainement faire une nouvelle série avec ce personnage.
M.Fujisawa : Kamen Teacher est une série encore non sortie en France, dont l’histoire se déroule dans un lycée, un peu comme dans Young GTO. La différence est que dans Kamen Teacher c’est la force, la violence, qu’on utilise pour convaincre les adolescents. C’est ce qui est différent de GTO. Mais je tiens beaucoup à cette série et à mon avis je vais la continuer.
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